© 2017 par Pierrette Martin.

Surmonter un deuil

04/20/2017

Le deuil est la période qui suit la perte d'un être cher. Il s'agit d'un processus au cours duquel la personne effectue un travail sur elle-même afin de s’adapter à la séparation de l’être aimé pour que s’opère la cicatrisation de la blessure. Ce processus prend du temps, parfois énormément de temps. Cependant, on estime que la durée moyenne du deuil est d’environ un an.

 

 

Plusieurs phases sont inévitables :

- Le déni, caractérisé par un état de choc.

- La prise de conscience de l’endeuillé qui réalise vraiment ce qui se passe.

- La phase de repli la personne qui se coupe de tout lien social.

- La fin du deuil, marquée par l'acceptation de la perte du mort : le sujet est conscient d'avoir fait un deuil, peut se souvenir du défunt sans douleur excessive et recommencer à vivre sans lui.

Impact psychologique du deuil :

  Le deuil est une expérience quasi universelle, à laquelle sont confrontés un jour ou l'autre la plupart des individus, souvent même à plusieurs reprises. Les statistiques témoignent ainsi de la grande fréquence du veuvage : on estime qu'il existe environ 4 millions de veufs en France.

   L'impact psychologique du deuil est également lié aux conséquences psycho-sociales durables de la perte, celle-ci pouvant se traduire par une altération prolongée du support psycho-social de l'endeuillé (support affectif, financier, relationnel, etc.).

Cette expérience s'inscrit habituellement dans un processus psychologique normal et douloureux. Il est toutefois des deuils pathologiques ou compliqués qui sont source de souffrance et de désadaptation marquées, en raison d'une perturbation du processus de deuil, ou de la survenue d'un trouble psychiatrique : épisode dépressif majeur, parfois trouble anxieux. Ces complications justifient la mise en œuvre précoce d'un soutien psychologique pour les plus vulnérables des endeuillés et d'un traitement adapté en cas de trouble psychiatrique.

Prise en charge :

 La prise en charge des deuils pathologiques nécessite une

 

évaluation psychologique et/ou psychiatrique précoce. Chez les sujets à risque :

- sujets présentant des antécédents psychiatriques,

- proches de personnes décédées dans des conditions particulièrement éprouvantes (disparus, victimes d'homicides, de suicide, etc.),

- sujets ayant vécu des deuils répétés,

- sujets présentant des signes précurseurs d'un deuil pathologique,

- sujets présentant des symptômes évocateurs d'un trouble psychiatrique associé.

  Cette évaluation permettra de décider d'une orientation : traitement spécifique d'un deuil compliqué (psychothérapie) ou d'un deuil pathologique (traitement psychopharmacologique, psychothérapie), mise en place d'entretiens d'évaluation réguliers, ou abstention thérapeutique.

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