© 2017 par Pierrette Martin.

Attendre la dernière minute... une souffrance nommée procrastination

04/17/2017

Avoir tendance à tout faire à la dernière minute, quitte à éprouver un stress ou une angoisse très profonde, alors qu'on a bien conscience que la tâche qu'on ne réussit pas à accomplir fait partie de nos obligations ou de nos responsabilités, cela s'appelle la procrastination.

La procrastination consiste à retarder intentionnellement l'accomplissement d'une tâche prévue malgré l'attente de conséquences négatives dans un futur plus ou moins rapproché. Le terme peut désigner l'acte de reporter ou une tendance à reporter, autrement dit, le terme peut désigner un trait de personnalité. 

 

Quelles conséquences engendre la procrastination ?

Il a été montré que les personnes qui ont une tendance chronique à procrastiner subissent des conséquences négatives dans une variété de domaines de la vie. Elles auraient tendance à être plus stressées et en moins bonne santé.

En temps normal...

Chacun d’entre nous met en œuvre une variété de stratégies pour composer avec les tâches aversives et déterminer le meilleur temps pour les accomplir. Et par ailleurs, retarder n'est pas toujours procrastiner (le temps peut aider à parvenir à de meilleures décisions et permettre aux processus de créativité d'opérer…).

Gérer son temps :

La procrastination peut être envisagée comme résultant de mauvaises capacités de gestion du temps. Cependant, la procrastination doit être pensée plutôt comme un « symptôme » qui exprime des difficultés d’un autre ordre. Par exemple, un des premiers déterminants à mettre en lien avec le comportement de procrastination est la motivation. Selon une enquête (Solomon et Rothblum, 1984) les causes possibles de ce comportement peuvent être : la peur de l’échec ou « faible estime de soi » ou l’aversion vis-à-vis de la tâche, que l’on peut rapprocher à un manque de motivation.

La force d’inertie :

La force d’inertie est une résistance opposée au mouvement par un corps, grâce à sa masse. Procrastiner équivaut ni plus ni moins à opposer une résistance au mouvement. Ainsi, selon le principe d’inertie, première des trois lois de Newton, et de manière très schématique, un corps au repos restera au repos, et un corps en mouvement restera en mouvement. Selon le Dr Richard O’Connor, psychothérapeute américain, elle est peut- être même « la forme la plus courante et universelle de comportement autodestructeur ».

La procrastination n’est pas de la paresse :

La procrastination n’a rien à voir avec la paresse. Les personnes qui procrastinent seraient même plutôt actives et bien organisées lorsqu’elles font ce qu’elles aiment faire, ce qu’elles maîtrisent et ce qui a du sens pour elles. Elles font simplement le choix (conscient ou inconscient) d’une action au détriment d’une autre, qu’elles préfèrent reporter à un moment ultérieur.

Quelques conseils :

  • Se décharger de toutes culpabilités,

  • Laisser de côté son perfectionnisme,

  • Se redynamiser,

  • Apprendre à s’organiser, à planifier,

  • Définir ce qui est important de ce qui ne l’est pas,

  • Définir ses objectifs,

  • Faire le ménage dans sa tête et autour de soi,

  • Ne pas dépenser son énergie à mauvais escient,

  • Savoir sauvegarder du temps pour ses propres plaisirs

 

Les procrastinateurs deviennent avec le temps moins performants, plus stressés et plus malades.

Chez l’enfant :

La procrastination défavorise la réussite scolaire. Tenter d’exercer toute forme de pression sur l’enfant ne lui permettra pas de mieux avancer, par contre lui expliquer qu’un travail régulier provoque de meilleurs résultats.
 

Le procrastineur chronique répond fréquemment par des délais non nécessaires aux tâches qui sont perçues comme difficiles, aversives ou manquant de récompense immédiate. Des études ont montré une relative stabilité de cette tendance sur une période de 10 ans.


La procrastination se soigne grâce aux T. C. C. (thérapies cognitives et comportementales).

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